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CD Musique

 
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Loisirs - Rencontres aussi dans la presse :

Le Pont des rêves
« Je n’avais pas le courage de tout mettre en ordre, de classer les vestiges d’une vie entière. Les saisons passaient, il faisait trop chaud, il faisait trop froid, je trouvais toujours un prétexte pour remettre le voyage. » Roman autobiographique, Le Pont des Rêves retrace les errances d’Helena Shillony : de sa Pologne natale en passant par la Russie et la Suisse, sans oublier l’escale nippone, jusqu’à l’installation en Israël. Sa vie, riche en anecdotes captivantes, croise sans cesse les bouleversements de l’histoire. Mais au cours de cette diaspora àéchelle humaine, elle n’oublie jamais d’interroger les pouvoirs du souvenir et de la mémoire. Helena Shillony, née en Pologne à la veille de la Seconde Guerre mondiale, enseigne désormais la Littérature française à l’université de Jérusal
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Thomas ou Au lendemain du dernier jour
Matthieu mène une vie de bohème. Il vit de petits boulots, change de région ou de pays au gré de ses envies. Ses plus fidèles compagnons sont une vieille 205 et un CD des Field Mice. Alors qu’il part une nouvelle fois à l’aventure, il retrouve Jessica, sa grande amie d’enfance : elle fait de l’auto-stop sur le bord de la route. Cela fait de nombreuses années qu’ils ne se sont pas vus ; sans doute ont-ils plein de choses à se raconter... Alors pourquoi l’abandonne-t-elle sur une aire de repos, en lui laissant, comme seul indice, un billet d’entrée pour un parc animalier ? Etait-il écrit qu’il allait y sauver Thomas, un enfant aux pouvoirs singuliers et s’unir avec lui pour combattre le mal, incarné par une mystérieuse sorcière blonde ? Tout au long de ce récit, le lecteur retrouvera les héros de Laura ou les Chemins du Destin, imbriqués dans une nouvelle histoire aux multiples rebondissements.
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C’est pourtant Joseph K. qui est là
Pour Jean-Philippe Cazier, l’écriture poétique est d’abord la trace de son expérience. C’est cette expérience qu’il s’agit de fonder, la part volontaire de risque, la part délibérée et intentionnelle du chemin pris, où on scrutera le corps, le mental et le monde – et bien sûr pas d’autre outil, pour prendre ici écart et savoir, ou seulement transcrire, que s’appuyer sur le fil extrême de la poésie, de Hölderlin à Celan, par Artaud. Et c’est pour affronter cette limite qu’on recourt aussi à l’arsenal de la pensée-limite (puisque Ghérasim Luca est aussi une des bornes les plus actives de cet univers), et donc la philosophie : elle ne détermine pas l’écriture, elle sous-tend son saut. Nous présentons simultanément trois ensembles de Jean-Philippe Cazier :   Écrires , précédé de Poémonder a été publié en 2004 par Inventaire/Invention. Poémonder est un texte d’un seul tenant, interrogeant les dettes, provoquant la langue, cherchant à cerner le territoire de l’expérience poétique (en entier dans l’extrait en lecture libre). Écrires est une suite de textes brefs résultant de cette expérience, dans la tension d’entre le mental et le monde – phrases interrompues, mises en parenthèses comme d’élision du mouvement même d’écrire... Hommage à Patrick Cahuzac d’avoir pris le premier le risque de cette publication, dont il nous semble important d’assurer la permanence.   C’est pourtant Joseph K. qui est là , référence à Kafka explicite dès le titre, pourquoi ? C’est le Journal de Kafka qu’on interroge : sa façon obstinée de reprendre l’écriture jour après jour. Et, quand on n’a pas de prise sur le monde, ou sur le récit, qu’on n’a pas visage ou matière, c’est de cette difficultéàécrire qu’on se saisit : Jean-Philippe Cazier s’assigne cette écriture permanente au même point, et s’y mêlent alors les autres strates du Journal de Kafka. On sait qu’une grande partie des personnes qu’il cite, à commencer par ses soeurs, disparaîtront dans la honte d’Auschwitz. Comment l’écriture alors pourrait se déprendre de ce qu’on porte chacun, après Auschwitz, de judaïté ? C’est toute l’étrangeté de ce texte, entre récit, mémoire, expérience d’écriture, et le portrait en filigrane, de plus en plus insistant à mesure qu’on avance, de Franz Kafka.   Le silence du monde  : non plus l’écriture de poésie, mais écriture de ce qu’on lit, travaille, apprend, hérite. Une longue accumulation de très denses fragments sur la poésie et son dehors, sur la voix et le silence, sur l’affrontement du monde et l’absolu de l’écriture. À la fois un bagage théorique qui a valeur d’essai autonome, à la fois une exploration littéraire en soi-même, vers Lévinas ou Blanchot, ou Deleuze... Je remercie de vive façon Jean-Philippe Cazier de nous confier ces trois textes pour une parution simultanée où chacun intervient sur la lecture des deux autres. Passer dès à présent sur son blog , où on trouvera une mine de chemins frontières de la poésie. FB Jean-Philippe Cazier Né en 1966 Etudes de Philosophie. Membre du comité de rédaction de la revue Chimères ; directeur de publication aux Editions Sils Maria. Cf. sur Wikipedia . Par l’intermédiaire de Gilles Deleuze j’ai publié mes 1ers textes dans les revues L’Autre Journal et Chimères. Depuis, publications dans diverses revues (Inventaire/Invention, Chaoïd, Concepts, Inculte, etc.) et ouvrages collectifs (cf. page sur Wikipedia). Publications :   Voix sans voix , Sils Maria, 2002.   Ecrires précédé de Poémonder , Inventaire/invention, 2004.   Désert ce que tu murmures , La Cinquième Roue, 2006.  Cdrom : PANOPTIC – Un panorama de la poésie contemporaine (textes et lectures publiques de : Pierre Alferi, Jean-Philippe Cazier, Antoine Emaz, J.M. Espitallier, Christophe Fiat, Nathalie Quintane, etc.), Inventaire/Invention, 2004.  Une fiction disponible sur le site des éditions Leo Scheer : La ville indienne . Direction d’ouvrages :   Abécédaire de Pierre Bourdieu , Sils Maria, 2007.   Abécédaire de Claude Lévi-Strauss , Sils Maria/Vrin, 2008.   L’objet homosexuel – Etudes, constructions, critiques , Sils Maria/Vrin, 2009. Traduction de textes de : Jorge Sanjines, Maria Galindo, Blanca Wiethüchter, Kathy Acker.
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