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Chiens

 
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Lundi, 20 Juin, 2011
magnifique petite bébé Bouledogue française (Longjumeau) je vous propose une magnifique petite bébé Bouledogue française femelle inscrits au LOF contre bon soin . nos bébés sont âgés de 03 mois, sont vaccinés , identifiés par puce , vermifuges , certifiés de bonne santé délivré par le vétérinair...

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ENTRÉE LIBRE
Qu’il s’agisse du travail dans les marais salants, des hommes et des chiens errants, du monde universitaire ou de la vache folle, les thèmes abordés dans ces nouvelles, quels que soient les lieux, Madagascar, Maurice, la Réunion, les Seychelles, se déploient entre les réalités socioculturelles qui les inspirent et la dimension humaine qui anime les personnages. Bien plus qu’une succession d’événements, chaque histoire est un voyage à l’intérieur de l’autre…
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Le sacré et le salut à Antioche au IVe siècle après J.-C. : Pratiques festives et comportements religieux dans le processus de christianisation de la cité
Au IVe siècle, à Antioche, cité réputée chrétienne, le mode festif, exubérant, est révélateur de la religiosité sans exclusive des Antiochiens. Tous se mêlent dans les grandes fêtes de liesse « païennes », partagent l’ivresse et la transgression de type dionysiaque, et célèbrent, d’une  manière identique, les fêtes juives et chrétiennes en formant des cortèges festifs dionysiaques. Ceux-ci sont incessants en raison des fêtes religieuses nombreuses dans une cité qui est païenne, chrétienne, juive, manichéenne. Les Antiochiens aspirent avant tout au salut et en trouvent la promesse dans l’inauguration du temps festif par l’observation des astres et des jours, et dans sa célébration sur un mode bachique. Dionysos est présent à Antioche, à travers de nombreuses dionysies et à travers  cette indéracinable koinè festive qui transforme toutes les fêtes religieuses en fêtes de Dionysos, même lorsque l’on célèbre Zeus, le Christ ou les martyrs chrétiens. Ce mode festif est la pierre d’achoppement sur laquelle s’est brisé le projet théurgique et néoplatonicien de l’empereur Julien qui, s’appuyant sur des réseaux de notables et ’intellectuels païens versés dans l’art de la divination, a tenté, au milieu du IVe siècle, de restaurer le culte sacrificiel en déclin. D’une Église chrétienne divisée par la crise arienne et par le schisme qui éclate sous l’empereur Julien entre les opposants à l’arianisme se détache le groupe des méléciens dirigé par l’évêque Flavien et le prédicateur Jean  Chrysostome. Ce groupe chrétien entreprend de rétablir la foi de Nicée et de faire du christianisme une religion exclusive à Antioche. Pour cela, il développe le culte martyrial et tente de substituer des processions chrétiennes aux cortèges dionysiaques. À la fin du IVe siècle, même si les Antiochiens continuent à bondir comme des bacchants, la christianisation et la foi de Nicée ont largement progressé dans la cité. Fourth century Antioch is usually considered as a Christian city. However, its merry and  exuberant festive practices revealed an inclusive religiosity. Intermingled with jubilant pagan festivals and Dionysiac abandonment, Jewish and Christian festivals alike were celebrated in carousing Dionysian processions made incessant by the numerous religious holidays of a city at once Christian, Pagan, Jewish and Manichaean. Antiochians aspired to salvation above all else and sought it in the stars and the calendar by  resaging the most timely onset of religious festivals, and in their bacchic-style celebrations. The presence of Dionysus in Antioch is evident in the numerous Dionysian festivals as well as the unfading celebratory koine that transforms all religious festivals into bacchic celebrations, be they in the name of Zeus, the Christ or Christian martyrs. The Emperor Julian the Apostate, inspired by theurgy and neo-platonism, stumbled against this festive tradition when, in the middle of the IVth century, he tried to restore the declining practise of sacrificial cults by relying on pagan networks of leading citizens and intellectuals who were experienced in the art of divination. From a Christian Church divided by the Arian crisis and the schism that appeared during the Emperor Julian’s reign within those opposing arianism, a group known as the Meletians broke away under the leadership of Bishop Flavian and the preacher John Chrysostom. Their aim was to restore the Nicean dogma and to establish Christianity as Antioch’s only faith. With this purpose in mind, the group promoted the cult of the Martyrs and tried to replace Dionysian with Christian processions. By the end of the IVth century, although the Antiochians retained their bacchic leaping, christianisation and the Nicean creed had largely been established in the city.
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L’amitié des voix, 2 : le temps des voix
La présence de Jacques Ancet dans publie.net va bien au-delà de la simple mise à disposition de textes importants. Auteur décisif, nous sommes quelques-uns à le savoir. Le non renoncement dans la part lyrique de la langue, l’implication poétique de la prose, ou, symétriquement, que la poésie ait encoreà faire avec nos temps mornes, pourvu – se rapprochant de la dureté et de la violence du réel – qu’elle continue à s’en remettre au récit et aux voix... On le sait en littérature depuis L’Incessant , et c’est avec fierté qu’on accueille, de Jacques Ancet, le Silence des chiens . Mais Jacques Ancet c’est aussi une voix ouverte, sans jeu de mots. Qui s’offre aux grandes et extrêmes explorations de Jean de la Croix, de Jose Angel Valente, ou en ce moment de Borges, et que le traducteur doit s’y faire écrivain ou poète comme celui dont il reçoit les pages. Alors dialogue ouvert, toute une vie, avec ceux qui portent la langue dans cet extrême : Bonnefoy, Jaccottet, Bernard Noël... Avec le numérique, une nouvelle possibilité de permettre la circulation de cette réflexion, ouvrant vers ceux qu’elle commente, nous guidant vers des lectures neuves. L’autre cohérence de ce très vaste ensemble, deux fois 300 pages, c’est que le premier s’enracine plus dans les voix du passé, depuis la figure immense et emblématique de Don Quichotte, puis, via Quevedo ou Saint-Jean de la Croix, jusqu’à Cortazar, Maria Zambrano ou Claude Simon, tandis que le second suit cette même exigence découvreuse de l’écriture dans les chemins escarpés du contemporain, de Valente ou Castaneda vers Jacques Roubaud, Henri Meschonnic ou Claude Louis-Combet. Très fier donc, avec une matière aussi lourdement belle, de contribuer à la présence et la visibilité sur Internet de ceux qui ont porté la littérature dans ces chemins d’exigence. Et Jacques Ancet nous y appelle, nous aide à franchir le rebord... FB Les textes ici réunis sont de plusieurs ordres : des essais, des préfaces à des traductions, et de simples notes de lecture. Ces notes, j’ai beaucoup hésitéà les faire figurer dans cet ensemble. Si je me suis décidé c’est que, malgré leurs limitations évidentes (elles ne portent souvent que sur un livre et parfois sur des écrivains ou des poètes un peu oubliés), et à côté d’études plus générales et d’une plus grande extension, elles témoignent d’un itinéraire de lecteur guidé surtout par les circonstances et un plaisir ou une émotion que j’espère pouvoir encore faire partager. Qu’on ne voie donc là aucun panorama ou palmarès mais, plutôt, une géographie de préférences personnelles qui s’étend sur près de quarante ans. Les voix dont il est question dans le titre viennent d’époques et d’horizons différents avec, bien sûr, une dominante franco-hispanique où se confond ma double activité d’écrivain et de traducteur. Mais pourquoi avoir entrepris ce travail ? Peut-être, d’abord, afin de mettre de l’ordre là où il n’existe que le désordre du devenir qui emporte, qui efface tout. Autrement dit, pour garder une trace. Avec cet étonnement de voir, au fil du temps, se dessiner un chemin qui n’existait pas au moment où je le parcourais. Un chemin ou une cohérence qui tient à un questionnement insistant déjà au centre d’un précédent recueil d’essais : qu’en est-il des rapports de l’écriture et du réel— de la littérature et de la vie ? C’est pourquoi ce livre ne pouvait s’ouvrir que par une réflexion sur Don Quichotte qui est, sans doute, la tentative la plus profonde jamais menée pour répondre à cette question. Et c’est, peut-être ce qui réunit les auteurs ici présents. Avec aussi le cours d’une existence habitée par l’amitié de ces voix qui, toutes, ponctuellement ou plus durablement, m’ont accompagné au long des années. C’est ainsi que, tout autant que réflexion au sens spéculatif, ces textes le sont au sens spéculaire du terme : ils réfléchissent une clarté— uneéchappée — qui a souvent éclairé ma lecture et ma vie et dont, depuis longtemps, je voulais témoigner. L’ordre choisi n’est, tout simplement, que l’ordre chronologique, mais l’abondance de la matière m’a conduit à le scinder en deux grands ensembles qui peuvent être lus séparément ou dans leur continuité : le premier, Les voix du temps, consacréà des écrivains et poètes dont l’œuvre est demeurée vivante et active pour moi, malgré la distance, et qui donc me restent contemporains : cinq auteurs du xvie, du xviie et du xixe (Miguel de Cervantès, Jean de la Croix, Francisco de Quevedo, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud) ; cinq auteurs nés à la fin du xixe siècle et dont la vie et l’œuvre se sont déroulées pour une bonne part dans la première moitié du xxe (Miguel de Unamuno, Juan Ramón Jiménez, Ramón Gómez de la Serna, Pierre Reverdy, Vicente Huidobro) ; dix auteurs, enfin, nés dans les deux premières décennies de ce même siècle (Vicente Aleixandre, Luis Cernuda, María Zambrano, Eugène Guillevic, Yannis Ritsos, Claude Simon, Julio Cortázar, Jean Malrieu, André Henry, Octavio Paz). À ces voix venues du temps et de sa profondeur, répond ce temps où ne cessent de se faire les voix du présent, ce Temps des voix, deuxième partie où figurent un certain nombre d’auteurs vivants, dont la naissance s’échelonne, en gros, dans la décennie des années 20 et 30 (d’Yves Bonnefoy à Henri Meschonnic) et 30 et 40 (de Bernard Vargaftig à Christian Hubin). D’autres auraient pu figurer ici, notamment de plus jeunes, mais il fallait se donner des limites et c’est bien arbitrairement que ce parcours s’achève finalement avec deux auteurs nés au seuil des années 40. Jacques Ancet, sept 2009.
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